On peut, de façon certaine, faire remonter les origines de CIEUX à l’époque magdalénienne, soit plus de dix mille ans avant J.C, car on a trouvé de nombreux vestiges : silex, pierres taillées, dolmens et menhirs.

Jules César et ses légions traversèrent le pays, laissant de nombreux "camps" ; leur conquête achevée, ils tracèrent une voie gallo-romaine reliant Limoges à Poitiers. On a dit qu’elle traversait l’étang de Cieux. En réalité, elle passerait plus à l’ouest de la chaussée, vers le Châtenet pour se diriger sur l’Outré et la Brousse et atteindre la route de Blond à Villerajouse.

Des vestiges de cette voie ont été trouvés en aval de l’étang en 1941.

Du Moyen Age, notre église, datant du XIe siècle et la Chapelle du Bois-du-Rat du XIIIe, sont les seuls témoins.

Puis, CIEUX va souffrir des guerres de religion : le château des Crocs est détruit par les Huguenots en 1569. De nombreux villages sont pillés et incendiés. La famille de BRETTES possèdera ce château jusqu’à la Révolution.

CIEUX élit sa première municipalité en 1790 et ouvre l’école publique en 1855.

Sous la IIIe République, CIEUX paye un lourd tribu à la défense du pays durant la guerre de 1914-1918.

Le 10 juin 1944, le massacre d’ORADOUR marque profondément la population.

Le 7 août 1944, les Allemands livrent une bataille avec le Maquis, aux « Rivauds », à l’entrée de Cieux, sur la route de Montrol-Sénard.

Cieux (Sius, en occitan) s’étale au pied du versant méridional des Monts de Blond, appelés parfois "cœur préhistorique du Limousin" parce que l’on y trouve dolmens et menhirs, témoins visibles de l’époque mégalithique.

la bergere commune de cieuxLa commune s’étend sur 4 106 ha. Son altitude varie entre 300 et 410 m.

Sa population compte 972 habitants. Ses habitants sont "les Ciellois" (Los Sinauds, en occitan).

Riche de son passé préhistorique et historique, Cieux a de multiples atouts pour séduire et retenir le voyageur.

La statue
« Bergère Limousine »
du monument aux morts
(guerre de 1914-1918) de Cieux

Toutes les communes de France possèdent un monument aux morts. Ils portent sur leurs parois de pierre la trace des soldats morts durant les différentes guerres.

Le monument de Cieux est installé devant l'église depuis 1935. Il a été commandé en 1934 par la commune de Cieux et inauguré le 17 novembre 1935.

Cet édifice représente une jeune bergère limousine revêtue d'une cape, chaussée de sabots et tenant entre ses mains des épis de blé. Cette statue d'1,85m de haut a été sculptée dans un bloc de calcaire provenant de la Vienne par Yvette GENDRON qui fut artiste sculpteur.

C'est madame Bartoli, mère de Victor LANOUX comédien reconnu, qui avait servi de modèle.

La Bergère donne l'impression de veiller sur les 98 victimes de cette terrible guerre (la commune de Cieux comptait 1909 habitants en 1911). Les noms de ces victimes sont gravés en lettres d'or sur 4 plaques auxquelles est adossée la statue. Une autre plaque porte le nom de 7 victimes de la guerre de 1939-1945.

Ce monument paraît imposant et pacifiste car on peut observer certains symboles comme les armes de la guerre déposées aux pieds de la Bergère. De nombreux épis de blé sont sculptés. Ce sont des symboles de prospérité et de fertilité.

Ce monument rappelle le rôle non négligeable des femmes dans la guerre.

Qu'elles aient été paysannes, cantinières, infirmières, ouvrières, elles participèrent toutes à l'économie de guerre.